Un maire s’engage contre les pesticides et provoque la colère de la préfète : Soutenons-le !

44 503
messages de soutien au maire de Langouët assigné par la préfète d'Ille et Vilaine pour avoir interdit les pesticides sur sa commune

En participant à cette mobilisation en ligne, vous recevrez ponctuellement les bilans de cette action ainsi que d’autres actions similaires d'Agir pour l’Environnement via son Courriel’Action. Désabonnement possible dans chaque email envoyé ou sur simple demande.

Pourquoi soutenir l'action du maire de Langouët ?

Le 18 mai dernier, Daniel Cueff, maire de Langouët en Bretagne a signé un arrêté interdisant l’épandage de pesticides « à une distance inférieure à 150 m de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ».

Cette mesure, réclamée depuis des années par les associations, est donc devenue une réalité dans ce petit village breton, connu pour ses initiatives écologiques.

Il n’est pas interdit d’interdire les pesticides !

Mais c’était sans compter la réaction de la préfète d’Ille et Vilaine qui a aussitôt attaqué cette décision courageuse. Prenant fait et cause pour l’industrie agro-chimique, la préfète a adressé à Daniel Cueff un recours gracieux lui demandant, avant d’engager une procédure contentieuse, de retirer son arrêté.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, à Langouët comme partout en France, il est interdit d’interdire les pesticides à proximité des habitations. Le poids des lobbies de l’agrochimie est tel que les signaux d’alerte sanitaire sont au mieux ignorés, ou pire, attaqués devant la justice.

Le délai, avant que la préfète n’engage une procédure contentieuse, expire au plus tard le 27 juillet. Comme de mauvaises habitudes, l’été est et demeure la période des coups tordus.

Daniel Cueff est un maire courageux. Paradoxalement, il prend un risque juridique en protégeant ses administrés. Nous pouvons lui adresser des mini-messages. Si nous rassemblons suffisamment de messages de soutien et de remerciement, nous nous engageons à les éditer et lui faire parvenir sous forme de livret. Nous pourrons également diffuser, par voie de presse, les messages les plus intéressants. Nous en profiterons pour en adresser copie à la préfète qui, n’en doutons pas, les lira avec attention.

____________________